Plus de la moitié des salariés ont l’impression de faire semblant au travail

Une nouvelle étude révèle que, même s’ils ont confiance en leurs compétences, plus d’un salarié sur deux souffre encore du syndrome de l’imposteur. 

Antoine Fralin
Par Antoine Fralin, Rédacteur web en conseils de carrière : 7 mai 2026
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Salarié souffrant du syndrome de l’imposteur

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Se sentir comme un imposteur au travail est plus fréquent qu’on ne le pense : plus de la moitié des salariés déclarent ressentir ce syndrome de l’imposteur au moins de temps en temps. Malgré ces doutes, la plupart attribuent leurs réussites à leurs compétences plutôt qu’à la chance, ce qui montre que le manque de confiance en soi relève souvent davantage d’une perception que d’un réel manque de capacité.

Le rapport 2026 de monCVparfait sur le syndrome de l’imposteur au travail met en lumière l’ampleur du phénomène : 51 % des salariés disent en souffrir au moins parfois, tandis que 40 % ressentent une pression constante pour paraître plus sûrs d’eux qu’ils ne le sont réellement. Parmi les principaux facteurs en cause figurent la comparaison avec des collègues très performants (32 %), le manque de retours ou de reconnaissance (29 %) et le perfectionnisme personnel (28 %).

Principaux résultats

  • Le sentiment d’imposture est largement répandu : 51 % des salariés ont l’impression d’être des imposteurs au travail, alors même que la plupart attribuent leur réussite à leurs compétences.

  • La pression à paraître sûr de soi est forte : près de 7 salariés sur 10 ressentent le besoin de sembler plus confiants ou plus compétents qu’ils ne le sont réellement.

  • Le doute de soi pousse au surinvestissement : plus d’un salarié sur quatre travaille davantage pour prouver sa valeur lorsqu’il traverse une période de doute.

  • L’environnement professionnel alimente le syndrome de l’imposteur : la comparaison avec les autres, le perfectionnisme et le manque de retours figurent parmi les principaux facteurs en cause.

  • L’évolution de carrière en pâtit : 68 % des répondants disent que le doute de soi a eu un effet négatif sur leur progression professionnelle.

  • Les managers montrent rarement l’exemple en matière de vulnérabilité : seuls 7 % des salariés disent que leurs responsables parlent fréquemment de leurs propres difficultés ou erreurs.

Le sentiment d’être un imposteur est répandu, même chez des salariés confiants dans leurs compétences

Les résultats de l’enquête montrent que le sentiment de « faire semblant » au travail est fréquent chez de nombreux salariés : 51 % d’entre eux disent le ressentir au moins de temps en temps, alors même que la plupart attribuent leurs réussites à leurs propres compétences.

Fréquence à laquelle les salariés ont l’impression de « faire semblant » au travail :

  • Toujours : 5 %
  • Souvent : 18 %
  • Parfois : 28 %
  • Rarement : 23 %
  • Jamais : 26 % 

Comment les salariés expliquent leurs réussites : 

  • Entièrement par leurs compétences : 19 %
  • Principalement par leurs compétences : 48 %
  • Par un mélange de compétences et de chance : 29 %
  • Principalement ou entièrement par la chance : 4 % 

La pression à la performance et ce qui alimente le doute de soi

Pour près de 7 salariés sur 10, le doute de soi fait partie du quotidien au travail :

  • 40 % ressentent toujours ou souvent une pression à paraître plus confiants ou plus compétents qu’ils ne le sont
  • 29 % ressentent cette pression parfois
  • 31 % la ressentent rarement ou jamais 

Selon les salariés interrogés, ces sentiments sont davantage liés à l’environnement de travail qu’à un réel manque de compétences. 

Parmi les principaux facteurs cités :

  • la comparaison avec des collègues très performants : 32 %
  • le manque de retours ou de reconnaissance : 29 %
  • le perfectionnisme personnel : 28 %
  • l’évolution rapide des technologies ou des exigences du poste : 24 %
  • les attentes élevées du management : 22 % 

Le doute de soi freine déjà les carrières, et les entreprises en subissent aussi les conséquences

Près de la moitié des salariés déclarent que le sentiment d’imposture a influencé leurs décisions de carrière :

  • de manière significative ou modérée : 44 %
  • de manière mineure : 24 %
  • aucun impact : 20 %
  • ne ressentent pas de doute de soi : 12 % 

Le doute de soi ne nuit pas seulement aux trajectoires individuelles, il a aussi des répercussions sur les organisations. Face au sentiment d’imposture, les salariés adoptent des comportements qui peuvent freiner la productivité, la visibilité et l’innovation : 

  • ils remettent en question leurs propres décisions : 28 %
  • ils travaillent davantage pour prouver leur valeur : 27 %
  • ils cherchent à être rassurés par leurs collègues ou leur manager : 23 %
  • ils accordent une attention excessive aux détails ou à la perfection : 22 %
  • ils minimisent leurs réussites : 18 %
  • ils hésitent à prendre la parole ou à partager leurs idées : 16 %
  • ils évitent de prendre des responsabilités : 15 %
  • ils se comparent aux autres : 13 %

Le silence des dirigeants entretient le cercle vicieux

De nombreux salariés estiment que le syndrome de l’imposteur persiste parce que les dirigeants montrent rarement leur vulnérabilité et contribuent peu à normaliser le doute de soi.

  • 56 % disent que les dirigeants parlent rarement, voire jamais, ouvertement de leurs propres doutes ou erreurs
  • 37 % disent qu’ils abordent ces sujets de temps à autre
  • Seuls 7 % affirment qu’ils en parlent régulièrement

L’enquête sur le syndrome de l’imposteur au travail montre que ce phénomène est largement répandu chez les salariés européens. Même si beaucoup ont confiance en leurs propres compétences, le doute de soi peut influencer les décisions du quotidien, freiner l’évolution de carrière et avoir des effets concrets sur les organisations. Les employeurs ont un rôle essentiel à jouer en favorisant une culture de la reconnaissance, en apportant des retours constructifs et en parlant plus ouvertement des difficultés rencontrées. Mieux prendre en compte ces enjeux peut contribuer à améliorer à la fois le bien-être des salariés et la productivité des entreprises.

Méthodologie

Les résultats présentés dans ce rapport reposent sur une enquête menée par monCVparfait en mars 2026 auprès de 1 000 actifs en emploi en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie et en Espagne. Les répondants ont répondu à un ensemble de questions à choix unique et à choix multiples portant sur leur expérience du sentiment d’imposture, du doute de soi, leur perception du comportement des dirigeants et l’influence de ces facteurs sur leurs décisions de carrière. 

Répartition démographique

L’échantillon interrogé se composait de 50 % de femmes et de 50 % d’hommes. La répartition par âge était la suivante : 19 % de 18 à 29 ans (Gen Z), 30 % de 30 à 45 ans (Millennials), 28 % de 46 à 61 ans (Gen X) et 23 % de 62 à 80 ans (Baby Boomers).

À propos de monCVparfait

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Antoine Fralin

Antoine Fralin

Rédacteur web en conseils de carrière

Membre de la Professional Association of Resume Writers & Career Coaches (PARWCC), expert en conseils de carrière pour monCVparfait. Issu d'un parcours en langues étrangères appliquées, il a développé une rigueur analytique qu'il a longtemps mise au service de la rédaction. Aujourd'hui, c'est pour monCVparfait qu'il manie la plume. Grâce à sa maîtrise des attentes du marché actuel, Antoine vous accompagne dans la création de CV et de lettres de motivation sur mesure.

*Résultats d'une étude menée par MonCVParfait montrant que nos utilisateurs ont travaillé dans ces entreprises.