Carrière : les employés se sentent à la traîne

Antoine Fralin
Par Antoine Fralin, Rédacteur web en conseils de carrière : 17 août 2026
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 Étude piège comparaison de carrière

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De plus en plus de travailleurs américains affirment avoir le sentiment d’être à la traîne dans leur carrière, non seulement par rapport à leurs propres attentes, mais aussi par rapport aux personnes de leur tranche d’âge.

Selon une nouvelle étude de monCVparfait sur le piège de la comparaison de carrière, près de trois employés sur quatre (73 %) déclarent ne pas être en avance sur leurs objectifs professionnels. Dans le même temps, 75 % affirment ne pas être en avance sur les personnes de leur tranche d’âge.

Ces résultats combinés mettent en évidence une population active qui mesure de plus en plus la réussite professionnelle à la fois par rapport à ses propres échéances et à des repères externes.

Cette double pression, entre attentes personnelles et comparaison avec ses pairs, façonne la manière dont les professionnels évaluent leur progression ainsi que leur confiance en l’avenir.

Enseignements clés

  • Être à la traîne par rapport à ses pairs est fréquent : 75 % des participants déclarent ne pas être en avance par rapport aux autres personnes de leur âge, et 36 % se disent en retard.

  • Être en retard sur ses objectifs est également répandu : 73 % affirment ne pas être en avance sur leurs objectifs professionnels, et 34 % se sentent en retard.

  • La comparaison est devenue banale : 53 % comparent leur évolution professionnelle à celle de leurs amis ou de leurs pairs au moins occasionnellement, et 27 % le font souvent, voire constamment.

  • La pression liée aux étapes clés de la vie professionnelle est très courante : 52 % ressentent au moins une certaine pression à atteindre des étapes clés de leur carrière parce que les personnes autour d’eux les atteignent.

  • La vision de la réussite évolue : 53 % des employés déclarent que leur définition du succès s’est réorientée vers l’équilibre, la santé ou la stabilité, tandis que seuls 10 % privilégient désormais l’avancement.

  • Les réseaux sociaux peuvent fausser les repères : 39 % estiment que les contenus en ligne consacrés à la carrière donnent une image irréaliste de la réussite.

Les professionnels se sentent en retard sur les objectifs qu’ils se sont fixés

Pour de nombreux travailleurs, le décalage entre les objectifs professionnels et la réalité constitue une source majeure d’insatisfaction.

Près de trois employés sur quatre (73 %) déclarent ne pas être en avance par rapport à ce qu’ils espéraient atteindre dans leur carrière. Au sein de ce groupe, plus d’un tiers (34 %) se disent en retard par rapport à leurs objectifs initiaux :

  • 18 % s’estiment légèrement en retard ;
  • 16 % s’estiment très en retard.

Par ailleurs, 38 % des répondants déclarent être à peu près là où ils s’attendaient à être, ce qui suggère que même le fait de répondre à ses propres attentes ne se traduit pas nécessairement par le sentiment d’être en avance.

Une plus faible proportion déclare avoir dépassé ses attentes :

  • 16 % s’estiment légèrement en avance ;
  • 12 % s’estiment très en avance.

Les travailleurs se sentent en retard par rapport aux autres

En plus de leurs attentes personnelles, de nombreux travailleurs évaluent également leur évolution de carrière par rapport aux personnes de leur tranche d’âge.

Trois professionnels sur quatre (75 %) déclarent ne pas être en avance sur leurs pairs. Plus d’un tiers (36 %) affirment se sentir à la traîne :

  • 20 % se disent légèrement en retard ;
  • 16 % se disent très en retard.

39 % des répondants estiment être dans la moyenne par rapport aux personnes de leur âge.

Seule une minorité se sent en avance :

  • 16 % se disent légèrement en avance ;
  • 10 % se disent très en avance.

Plus de la moitié des professionnels comparent leur carrière à celle des autres

Comparer sa carrière à celle des autres est une habitude courante chez de nombreux professionnels. Cela renforce le sentiment d’être à la traîne, ce qui peut mener au burnout et à l’insatisfaction.

Plus de la moitié des participants (53 %) déclarent comparer leur évolution professionnelle à celle de leurs amis ou de leurs pairs :

  • 26 % se comparent occasionnellement ;
  • 18 % se comparent souvent ;
  • 9 % se comparent constamment.

Dans le même temps, une part notable d’employés se prête moins souvent à ce jeu de comparaison :

  • 22 % se comparent rarement ;
  • 25 % ne se comparent jamais.

Une pression variable pour atteindre les objectifs de carrière

Au-delà de la comparaison directe, de nombreux travailleurs ressentent également une pression pour maintenir le rythme face aux réussites professionnelles des autres.

Plus de la moitié des répondants (52 %) déclarent ressentir au moins un peu de pression lorsque les personnes autour d’eux connaissent des réussites professionnelles, telles que des promotions, des augmentations de salaire ou de nouveaux postes :

  • 10 % ressentent beaucoup de pression ;
  • 18 % ressentent une certaine pression ;
  • 24 % ressentent un peu de pression.

Dans le même temps, 47 % affirment ne pas ressentir de pression, ou peu :

  • 19 % déclarent ne pas ressentir beaucoup de pression ;
  • 28 % déclarent ne ressentir aucune pression.

La définition de la réussite professionnelle évolue

Plutôt que de courir après les promotions ou le statut, les professionnels se concentrent de plus en plus sur la stabilité et la qualité de vie.

Lorsqu’on les interroge sur l’évolution de leur définition de la réussite, plus de la moitié des employés (53 %) affirment que leur définition du succès s’est réorientée vers l’équilibre, la santé et la stabilité de l’emploi :

  • 29 % privilégient désormais l’équilibre, la santé et le bien-être général ;
  • 24 % se tournent vers la stabilité, la sécurité et un emploi fiable.

Seule une minorité (10 %) a réorienté ses ambitions vers l’ascension traditionnelle, déclarant que la réussite signifie désormais l’avancement ou la croissance professionnelle.

Par ailleurs, une part de répondants conserve la même vision ou n’a pas de définition précise :

  • 28 % estiment que leur définition de la réussite n’a pas beaucoup changé avec le temps ;
  • 9 % se disent incertains de ce que la réussite signifie pour eux.

Lorsqu’on leur demande ce qui influence le plus leur sentiment de réussite :

  • 47 % citent le niveau de revenu ;
  • 42 % citent l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée ;
  • 32 % mentionnent le sens ou l’impact de leur travail ;
  • 31 % citent la stabilité de l’emploi ;
  • Seulement 22 % évoquent le titre du poste ou l’ancienneté.

Les avis sur les réseaux sociaux sont partagés

Les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus important dans la façon dont les travailleurs perçoivent la réussite professionnelle, mais beaucoup remettent en question le réalisme de ces représentations.

Parmi les 65 % de professionnels qui suivent du contenu en ligne sur la carrière :

  • 60 % affirment que les réseaux sociaux présentent une vision irréaliste de la réussite professionnelle (34 % estiment qu’elle est un peu irréaliste, et 26 % qu’elle est très irréaliste) ;
  • 40 % affirment que les réseaux sociaux présentent une vision réaliste (29 % estiment qu’elle est un peu réaliste, et 11 % qu’elle est très réaliste).

Dans le même temps, 35 % des employés déclarent ne pas suivre du tout de contenu lié à la carrière sur les réseaux sociaux.

L’impact croissant de la pression de la comparaison

Prises dans leur ensemble, les données mettent en évidence des professionnels qui comparent leur carrière à différents niveaux. Les employés jugent leur évolution professionnelle non seulement par rapport à leurs propres attentes, mais aussi par rapport à leurs pairs, aux normes sociales et à des indicateurs de succès très visibles sur les réseaux.

Même lorsque les employés atteignent leurs objectifs, ou sont sur la bonne voie, la comparaison de carrière peut créer le sentiment d’être à la traîne. Par conséquent, la satisfaction professionnelle est de plus en plus façonnée non seulement par les progrès individuels, mais aussi par la manière dont ces progrès sont perçus par rapport aux autres.

Pour toute demande de presse, contactez Maja Kowalska à l’adresse maja.kowalska@bold.com.

Méthodologie de l’enquête

Les résultats sont issus d’une étude menée par monCVparfait via Pollfish en novembre 2025. L’enquête a recueilli les réponses de 1 000 adultes américains actuellement employés à temps plein.

L’échantillon comprenait 56 % de femmes et 44 % d’hommes. La répartition par âge s’établissait comme suit : 6 % de 18-24 ans, 14 % de 25-34 ans, 21 % de 35-44 ans, 17 % de 45-54 ans, 19 % de 55-64 ans et 23 % de 65-99 ans.

Antoine Fralin

Antoine Fralin

Rédacteur web en conseils de carrière

Membre de la Professional Association of Resume Writers & Career Coaches (PARWCC), expert en conseils de carrière pour monCVparfait. Issu d'un parcours en langues étrangères appliquées, il a développé une rigueur analytique qu'il a longtemps mise au service de la rédaction. Aujourd'hui, c'est pour monCVparfait qu'il manie la plume. Grâce à sa maîtrise des attentes du marché actuel, Antoine vous accompagne dans la création de CV et de lettres de motivation sur mesure.

*Résultats d'une étude menée par MonCVParfait montrant que nos utilisateurs ont travaillé dans ces entreprises.